Au mileu du desert, Alice Spring, avec ses 20 000 habitants, est la plus grande ville au centre de l Australie. C est ici que j ai souhaite terminer en beaute mon voyage.
Sur place, je loge chez Steven et Lisa, un jeune couple australien. Lisa a etudie le francais un an a Lyon pendant que Steven voyageait a travers l Europe en couchant directement chez les locaux. Aujourd hui, ils sont de retour au pays des kangourous et invitent les voyageurs a sejourner chez eux. C est un couple sympa avec qui j accroche bien. C est vraiment genial! Tout d abord, je decouvre un peu plus de la culture australienne. (ce qui est difficile dans les backpackers et auberges de jeunesse ou tous les voyageurs sont etranger). Par ailleurs, Steven est guide touristique sur place il me donne de tres bons conseils.
Les deux premiers jours, il m enmene a Ellery Creek a 80 km dans les montagnes Mac Donells. Un coins d exceptions que les tours operators ne visitent pas. Il m y depose en voiture par une route toute droite, sans aucun signe de vie mais avec de beaux paysages. Il a plus les dernieres semaines et pendant la saison des pluies, la vegetation apparait dans le desert.

Sur place se trouve une crique avec un grand bassin naturel d eau douce entouree par deux immenses massifs de pierre rouge. Il n y a personne et dehors de quelques locaux de passage, c est de toute beaute. Pour moi, c est aussi l occasion de faire un peu d exercice et d aller nager!

Le lendemain, je me fais une rando dans les montagnes desertiques a 7 heure du matin, avant que la chaleur monte. Je suis decu de me pas voir beaucoup d animaux. Les kangourous, renards, serpents et lezards savent bien se cacher. Neanmoins, j observe une belle vue sur les montagnes environantes.

La journee, je reste tranquillement a lire a l ombre au bord de l eau. Il fait trop chaud pour bouger!

La seconde nuit est difficile. Je suis seul dans une petite tente que Steven m a prete. Il n y a que 3 australiens qui campent un peu plus loin. Au milieu du desert, la premiere ville, Alice Springs est a 80 km. Il fait noir complet. Mon portable ne capte pas et je n ai pas de voiture. Un gros orage se prepare. Ma tente est secouee violament par le vent. Les eclairs apparaissent dans l obscurite. Le bruit qu ils produisent est crispant et contraste avec les calme qui peu regner a cet endroit. Bref, j ai la chair de poule! Heureusement, je survis et j accueille Steven avec grand plaisir, le lendamain, lorsqu il vient me chercher.
Il m enmene alors a Omerton Creek a 140 km d Alice. Un autre spot peu connu mais superbe. Une riviere a cree un jolie gorge au milieu de grands massifs rouges. La piscine naturelle est plus petite qu a Ellery, mais la gorge est superbe. En particulier, les nombreuses couleurs qui sont presentes: les pierres est rouges et blanches, l eau marron avec de jolis reflets, le sable jaune pale, le ciel bleu avec des nuages blancs et la vegetation presente offre quelques touche de vert. Avec mon guide perso qui m apprend a observer cet environnement etonnant, c est top!

Au retour, nous nous arretons sur quelques panoramas pour observer les chaines des montagnes du desert.

Ma premiere peinture Aborigene
De retour a Alice Spring, j aime me ballader dans les rues du centre ville pour decouvrir les galleries d art aborigne qui me fascinent. J ai lu un bouquin sur les ‘men of high degree’ qui ont un role de medcin mais aussi de sorcier dans les tribus aborignes. Un autre livre sur le rock art m a permis de decouvrir certains mythes anciens de cette civilisation millenaire. Et je commence un nouveau bouquin plus global sur la culture des locaux. Apres avoir observer ces oeuvres d arts dans les musees et galeries, je decide de me faire plaisir! A quelques jours du depart, le budget est boucle et je m offre le premier gros achat depuis 5 mois: une peinture originale. Faute de pouvoir me payer celles des galeries qui sont extrement honereuses, je cherche une alternative.Dans la rue, je rencontre Vivene Kelly. C est une artiste de la tribus Nakamarra dans le desert de Danama a l Ouest d Alice Spring. Elle presente une oeuvre nommee Water Dreaming:

Une peinture aborigene est vue du ciel. La technique des pointilles est la plus courante.
Aux deux extremites, deux hommes ‘ de high degree’ appellent la pluie probablement en invoquant les esprits. On les reconnait grace aux bomerangs en forme de 7 qui les accompagnent.
Ils sont chacun face a une femme representee avec un ustensil pour transporter l eau et un baton pour la recolte dans l un des 3 point d eau en forme de rond. Elles chantent ensemble pour appeler la pluie. Deux soeurs au centre du tableau font de meme.
La couleur jaune pale reprente le sable qui est entoure d eau bleu voir violette.
Le fond du tableau est orange a l image du sol aride du desert australie. Les hommes ont besoin de cette pluie pour survivre.
Les deux lignes ondulees marron symbolisents les nuages qui gardent l eau si precieuse. Les tirets perpendiculaire a ces nuages sont les eclaircis qui laissent passer la lumiere du soleil.
Dans l immediat, les deux ‘men of high degree’ ne veulent plus de ce soleil qui asseche la terre. Ils revent de voir apparaitre la pluie qu ils appelent par la voie des esprits. Cette eau source de vie pour les hommes et la nature avec laquelle ils cohabitent en harmonie.
Ce qui m interesse dans cette peinture, au dela de la beaute generale de l oeuvre, du choix des couleurs, de la technique de pointille… c est son sens et l importance de l art pour sauvegarder les traditions aborigenes. Les aborigenes n ont pas de langue ecrite, tout se transmet par l oral. Aussi, ces peinture sont un moyen de transmettre les legendes, valeurs et rites mysterieux a travers les generations arborigenes. Chaque peinture raconte une histoire de maniere plus ou moins abstraite. L art a donc joue un role essentiel pour cette civilisation.
Belle rencontre pleine d histoire dans une librairie
En me flanant, je me retrouve une librairie. La femme qui la tient a…91 ans, pas mal! Elle vit a Alice Springs depuis 50 ans. Plutot que me vendre ses livres, elle commence a me raconter sa vie. Son pere Prussien est arrive en Australie au 19eme siecle dans un grand voilier dont elle me montre une veille photo. Elle a grandit dans un ferme au sud du pays avant de remonter pour vivre a Alice Spring a un epoque ou la ville ne comptait pas plus de 5000 habitants. Je m assoie avec elle. Elle me raconte donc toute l evolution de cette petite ville au mileu du desert. Un livre d histoire vivant avec la gentillesse et le charme en plus!